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Introduction
du livre Les
colonies agricoles, « maisons de correction à la campagne »,
créées en vertu de la loi Issus
des milieux les plus pauvres de la société, par leur comportement et
leur manière de vivre, ils inquiétaient la bourgeoisie qui pensait que
si ces gamins n’étaient pas
encore des vrais
délinquants, ils pouvaient le devenir un jour ou l’autre. Il
fallait donc se protéger de ces enfants qui encombraient les rues des
villes, et les soustraire à leurs parents qui n’étaient pas jugés
dignes de les élever
correctement. L’État
a décidé de se charger de leur l’éducation, en les plaçant sous la
tutelle de l’administration pénitentiaire, dans des colonies
agricoles. Ces établissements privés,
contre rétribution, recevaient ces petits délinquants, auxquels ils
devaient dispenser une éducation morale, une instruction primaire, et
une formation professionnelle. Pour
les insubordonnés des colonies agricoles, et pour les enfants de moins
de 16 ans, condamnés à
des peines de plus de 2 ans, l’Etat avait mis en place une
structure plus répressive, appelée « Colonie Correctionnelle ». Cet
établissement pénitentiaire pour jeunes détenus a été installé en
Corse, dans la région d’Ajaccio, dans la vallée de Saint-Antoine,
sous le nom de Colonie correctionnelle de Saint-Antoine. Sa
durée de vie a été de 11 ans, de janvier 1855 à juin 1866. De
la date de son ouverture, en janvier 1855, au mois d’août 1859, elle
était rattachée au pénitencier agricole pour adultes de Coti Chiavari,
distant d’une quarantaine de kilomètres. A partir du mois d’août 1859, elle devint autonome, et prit le nom de Colonie Horticole de Saint-Antoine, jusqu’à sa fermeture, en juin 1866. .... Après un rappel de l’historique de la répression des mineurs délinquants en France au 19ème siècle, c’est l’histoire de ce « bagne pour enfants » qui est évoquée dans cet ouvrage.
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